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09/04/2017

Tunis-Paris, le "OFF" de Bernard Cazeneuve sur la Syrie: "L'ONU, encore l'ONU et toujours l'ONU" !

Tunis-Paris, le "OFF" de Bernard Cazeneuve sur la Syrie: "L'ONU, encore l'ONU et toujours l'ONU" !

Le PM Bernard Cazeneuve quitte Tunis pour Paris

Dans l'avion de la République qui nous ramène de Tunis à Paris, le Premier ministre Bernard Cazeneuve a enlevé sa veste, il garde sa cravate rouge et sur sa chemise blanche on peut lire les initiales de son nom BC. Il est assis entouré par des journalistes et répond aux questions. Le Premier ministre a écourté sa visite en Tunisie pour participer à la réunion du Conseil de défense sécurité covonquée par le Président Hollande à l'Elysée à 19 heures à Paris.

Une question taraude notre esprit et nous la posons au Premier ministre Bernard Cazeneuve. L'opération punitive en solo des américains en Syrie ne risque-t-elle pas d'affaiblir et marginaliser les Nations-Unies (ONU) ? Réponse de Bernard Cazeneuve dans le brouhaha des vrombissements de moteurs d'avion: "Ces événements montrent la lucidité du regard porté par la France dès 2013. L' attaque chimique en Syrie est une indignité qui mérite la plus grande fermeté de la part de la communauté internationale. Concernant la Syrie, pas de solution en dehors de la résolution 2254 de l'ONU et du processus de Genève" !

Bernard Cazeneuve après son OFF avec des journalistes

Le PM Bernard Cazeneuve quitte la cabine des journalistes

L'imprévisble Président américain Donald Trump a déclenché dans la nuit de jeudi à vendredi un raid punitif contre le régime de Bachar al-Assad, soupçonné d'avoir utilisé des armes chimiques contre sa propre population à Khan Cheikhoun. 86 civils dont 27 enfants avaient péri dans une attaque mardi contre ce petit village aux mains des rebelles. Des images insoutenables des corps matyrisés avaient circulé sur le net. En représailles 59 missiles de l'armée américaine, des Tomahawks sont entrés en action, ciblant la base aérienne d'AL-Chaaryate, d'où seraient partis des appareils qui ont mené les raids toxiques. Six soldats syriens ont été tués.

On apprend que Donald Trump a pris le monde de court avec sa frappe ciblée contre le régime syrien. C'est par les canaux militaires que le président Hollande a été informé tard dns la soirée du jeudi de la décision de Trump. C'est son chef d'Etat major particulier, l'Amiral Rogel qui a prévenu François Hollande. Au sommet de l'Etat, les téléphones se mettent à chauffer. Le Premier ministre Bernard Cazeneuve est à Tunis, le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault est lui reveillé en pleine nuit à Nouakchott en Mauritanie. Seul, le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian est en France.

Les discussions, selon les termes de la résolution 2254 adoptée à l’unanimité en décembre 2015 par le Conseil de sécurité de l’ONU, doivent porter sur les modalités de la future gouvernance en Syrie, la rédaction d’une nouvelle Constitution et la tenue d’élections sous supervision des Nations unies. La « transition » est le point le plus sensible. Pour le régime comme pour les Russes, Bachar Al-Assad doit rester aux commandes, il est hors de question d’organiser une élection présidentielle avant le terme de son mandat, dans quatre ans, et il doit pouvoir se représenter. « La transition signifie juste, pour eux, quelques réformes de façade et l’intégration de quelques opposants à la botte », résume un diplomate. L’opposition, avec notamment le soutien de Paris mais aussi d’autres capitales occidentales et arabes, considère qu’Assad ne peut être l’avenir de son pays et qu’il devra partir, au moins au terme du processus. Les positions n’ont pas changé et restent inconciliables.

 

Retour du PM Bernard Cazeneuve à Paris

Retour du PM Bernard Cazeneuve à Paris

A Genève sous l'égide de l'ONU, les parties belligérantes en Syrie ont entamé une nouvelle série de discussion, mais l'espoir est mince de trouver une solution politique à ce conflit qui a déjà fait plus de 320.000 morts depuis six ans.

 

Les discussions, selon les termes de la résolution 2254 adoptée à l’unanimité en décembre 2015 par le Conseil de sécurité de l’ONU, doivent porter sur les modalités de la future gouvernance en Syrie, la rédaction d’une nouvelle Constitution et la tenue d’élections sous supervision des Nations unies. La « transition » est le point le plus sensible. Pour le régime comme pour les Russes, Bachar Al-Assad doit rester aux commandes, il est hors de question d’organiser une élection présidentielle avant le terme de son mandat, dans quatre ans, et il doit pouvoir se représenter. « La transition signifie juste, pour eux, quelques réformes de façade et l’intégration de quelques opposants à la botte », résume un diplomate. L’opposition, avec notamment le soutien de Paris mais aussi d’autres capitales occidentales et arabes, considère qu’Assad ne peut être l’avenir de son pays et qu’il devra partir, au moins au terme du processus. Les positions n’ont pas changé et restent inconciliables.

L'administration Trump préparerait deux décrets prévoyant la réduction de la contribution financière américaine à plusieurs agences des Nations unies et organisations internationales, selon le New York Times.

Le premier projet de décret de l’administration du nouveau président comprend la création d'un comité chargé d'examiner dans quelles proportions chaque organisation devrait faire l'objet de ces coupes, selon le site du quotidien le New York Times.

Il recommande de se pencher particulièrement sur les opérations de maintien de la paix, sur la Cour pénale internationale et l'aide aux pays qui «s'opposent à des décisions importantes des Etats-Unis», ainsi que sur le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP). Il ne tient pas compte, semble-t-il, du fait que les Etats-Unis ne contribuent déjà pas au financement de la Cour pénale internationale.

Les Etats-Unis assurent 28% du financement des opérations de maintien de la paix menées par les Nations unies, dont le budget annuel est de 7,8 milliards de dollars. Au total, les Etats-Unis pèsent 22% du budget opérationnel de l'ONU, une enveloppe distincte qui monte à 5,4 milliards de dollars pour la période comprenant les années 2016 et 2017.

Le décret demande de ne plus contribuer financièrement à toute agence des Nations unies ou organisation internationale qui remplit un des critères mentionnés dans le document. Ils concernent toute organisation qui a accordé un statut de membre à part entière à l'Autorité palestinienne ou à l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), qui soutient des programmes prenant en charge l'interruption volontaire de grossesse ou qui contrevient aux sanctions contre l'Iran ou la Corée du Nord. Ces organisations s'exposent à perdre toute aide financière des Etats-Unis, selon le projet de décret.

Les Nations unies ont accordé à la Palestine le statut d'Etat observateur en 2012, mais elle n'est pas membre à part entière de l'ONU. Pour les autres organisations internationales non concernées par ces critères, le texte recommande de toute façon «au moins 40% de baisse globale» de la contribution des Etats-Unis.

Récemment, des élus républicains ont soumis un projet de loi au Congrès proposant que les Etats-Unis sortent de l’ONU en justifiant cette décision par l’explication que les contribuables américains ne devaient payer pour une organisation qui ne défendait pas les intérêts américains.

Le second projet de décret impose un moratoire sur l'ensemble des traités multilatéraux qui ne sont pas «directement liés à la sécurité nationale, l'extradition ou le commerce international», selon les termes du document consulté par le New York Times.

L'accord de Paris sur le climat ne semble, à première vue, pas directement lié à l'un de ces trois sujets, ce qui pourrait le placer sous le coup du décret.

Le document est accompagné d'une note explicative, qui mentionne deux accords multilatéraux initiés sous l'égide des Nations unies : la convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et la convention des droits de l'enfance. Or, les Etats-Unis n'ont jamais ratifié ces deux conventions.

Fin décembre, Donald Trump avait dit tout le bien qu'il pensait de l'ONU dans un tweet : «Les Nations unies ont un grand potentiel mais pour l'instant c'est juste un club ou les gens se retrouvent, parlent et prennent du bon temps. Triste !»

05/04/2017

Hommage à Anicet Mobe Fansiama !

Hommage à Anicet Mobe Fansiama !

Anicet Mobe au Press Club à Paris lors du Forum sur la liberté de la presse et contre l'impunité en RDC

Je suis peiné voir abattu ! La diaspora congolaise vient de perdre un érudit : Anicet Mobe Fansiama, universitaire, analyste politique, chercheur en Sciences Sociales-conseiller culturel du Collectif des intellectuels congolais DEFIS Paris ! Le grand frère Anicet Mobe qui a passé ses riches temps entre la France et la Belgique était un passionné de la République démocratique du Congo. Lui qui a toujours réfuté les dérives dictatoriales des différents régimes de Mobutu à Alias Joseph Kabila, on voit mal comment Anicet Mobe peut reposer dans son pays d'origine. Mourrir en exil, après avoir tant parlé, défendu et éclairé l'opinion internationale sur les abracadabrantesques situations de la RDC, cela nous peine davantage.

Anicet Mobe a été très brillant au Forum sur la liberté de la presse et contre l'impunité en République démocratique du Congo, organisé au Press Club en 2014 par Freddy Mulongo, Réveil FM International et Roger Bongos, Afrique Rédaction. Il avait battu en brèche l'idée selon laquelle les élections frauduleuses Louis Michel 2006 mis en musique par le défroqué Abbé Malu-Malu étaient les premières élections libres, démocratiques et transparentes en République démocratique du Congo, reprisent en boucle par des médias occidentaux.

C'était passionnant de discuter avec Anicet Mobe sur des sujets historico-politique sur la République démocratique du Congo. Dans mon dernier ouvrage paru il y a quelques jours, "L'intelligentsia congolaise militante, résistante et patriotique". Une série d'interview de l'élite congolaise de la diaspora rdcienne sur la situation du pays. Nous avons donné la parole non aux pseudo-intellectuels autoproclamés qui contribuent à la déliquéscence de la RDC en tant qu'Etat-Nation. Mais à l'élite engagée qui n'a pas peur de nommer les choses, d'avoir un diagnostique claire et de suggérer des solutions: Anicet Mobé, Djamba Yohé, l'Encrier de l'Amérique du Nord, Philippe Kabongo Mbaya, Jean Kalama Ilunga, Kangundie Ka Mäna...

Nous sommes plusieurs à avoir apprécié les interventions de Fansiama Anicet Mobe. Que son âme répose en paix. Son pélérinage sur cette terre des hommes n'aura pas été vain. Dire la vérité, sans complaisance sur la RDC aura été son leitmotiv. Nos condoléances à sa famille à Argenteuil.

04/04/2017

Bordeaux. Des jeunes étudiants visibles et engagés de la diaspora africaine !

Bordeaux. Des jeunes étudiants visibles et engagés de la diaspora africaine !

Riana, étudiante et bénévole des journées nationales des diasporas africaines

Chaque année, le continent africain élit domicile à Bordeaux, dans le sud-ouest de la France. Aujourd’hui dans un monde globalisé. Nous devons donc être à la fois des citoyens à part entière pour nos propres pays, mais aussi des citoyens à part entière pour le monde où nous habitons. C'est-à-dire qu’il faut être utile à la fois à son pays d'origine et au pays d'adoption. Dans l'équipe d'accueil des journées nationales des diasporas africaines, plus des filles que des garçons...tous universitaires, tous arborant un T-shirt blanc avec un badge.

Ils sont nés en France, ils sont fiers d'être Français. Ils sont noires avec des mentalités françaises: A l'heure pour accueillir les invités des journées nationales des diasporas africaines. Ils font leur job avec empathie. Ils sont pour la majorité des étudiants à l'université de Bordeaux. Une trentaine de jeunes ont donné de leurs temps aux journées nationales des diasporas africaines. Impossible de retenir le nom de chacun mais des très bons souvenirs, l'avenir est assuré. Bordeaux a la réputation d’être calme, tranquille. Bordeaux a une certaine légitimité de "parrainer" les journées nationales des diasporas africaines. Bordeaux a une longue tradition de relations économique, universitaire et humaine : Il y a une forte communauté africaine à Bordeaux, mais aussi une présence bordelaise en Afrique.

Il n’est pas réaliste d’envisager que les diasporas africaines vont revenir sur le continent pour y être absorbées. Elles ne reviendront pas, car elles sont bien installées là où elles sont. Au contraire, il faut plutôt considérer l’exode des cerveaux comme une chance pour les possibles africains.

Chaque composante des diasporas africaines doit se poser la question de savoir, à partir de l’endroit où je suis, qu’est-ce que je peux faire pour mon continent.

 

Les journées nationales des diasporas africaines sont à la 5ème édition. A chacun des rendez-vous annuels, au-delà des pétitions de principe et des discours, les participants travaillent en relation avec les acteurs institutionnels et privés de France et du continent sur des programmes précis centrés sur les priorités du développement du continent africain et sur l’épanouissement des membres de la diaspora africaine en France.